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6. Vitamine E pour Cheval

Action de la vitamine E

La vitamine E a plusieurs fonctions. La plus importante et la plus connue concerne l’action antioxydante inter- et intracellulaire qui prévient l’oxydation des lipides insaturés présents dans les cellules biologiques.

Au cas où des hydroperoxydes lipidiques seraient formés en raison d’une insuffisance de tocophérols, il en résulterait des dommages immédiats pour les tissus. Alors que la vitamine E est présente dans tous les tissus et organes pour y favoriser le maintien d’un équilibre endocrinien et du tonus musculaire, cette vitamine n’exerce aucune action spécifique sur la fonction reproductrice du cheval. 

Elle est étroitement liée au sélénium avec lequel elle préserve les graisses de l’oxydation et protège ainsi les membranes cellulaires et biologiques. Elle intervient dans la préservation de l’intégrité de la cellule musculaire.

Les besoins varient autour de 50 à 100 UI par kilo de ration totale, cette dose devant être augmentée chez le cheval sportif, lors de compétitions afin d’éviter l’oxydation des membranes causée par le travail aérobie.

Peu de données sont disponibles quant à la toxicité de cette vitamine en cas d’excès. Le Sélénium est un oligo-élément essentiel que le cheval ne peut trouver que dans son alimentation. Antioxydant, il est important pour l’intégrité des membranes cellulaires et l’immunité. Les recommandations varient autour de 0.1 mg/kg de ration.

Généralement on utilise le concept de carence en Vitamine E/Sélénium car il est difficile de définir lequel des deux éléments est manquant. De même, on préconise une supplémentation couplée en Vitamine E et Sélénium pour maintenir l’intégrité musculaire et ainsi prévenir les myopathies chez les chevaux prédisposés : chevaux de sport et d’endurance notamment, les entraînements physiques intenses augmentant de façon significative le métabolisme oxydatif, mais aussi poulinières et foals.

Carence en vitamine E

La localisation et la forme des symptômes déficitaires dépendent des facteurs alimentaires et de leur gestion. Si les réserves en vitamines E diminuent, des lésions musculaires marginales (myopathie) apparaissent fréquemment. Au cas où les muscles du squelette seraient également atteints, l’effet se poursuivrait et évoluerait vers une pathologie connue sous le nom de maladie du muscle blanc (dystrophie musculaire nutritionnelle).

Le cheval présente alors une raideur anormale et un état fébrile caractérisé par une allure très écartée à la base. Si la faiblesse musculaire persiste, le cheval finit par ne plus marcher ni même se lever.

Le myocarde touché à son tour, l’arrêt cardiaque peut survenir à tout instant. Les «muscles respiratoires» du diaphragme et des côtes ne fonctionnent plus normalement; il se produit une respiration difficile et une accumulation de liquides dans les poumons (œdème pulmonaire). La grande perméabilité des vaisseaux sanguins du foie et du cœur peut provoquer des hémorragies aisément repérables lors des autopsies post-mortem.

Une déficience en vitamine E chez le poulain induit également un risque d’hémorragie cérébrale précédée de mouvements non coordonnés avec perte d’équilibre et ataxie symétrique. La vitamine E affecte le système immunitaire de défense du cheval avec ses conséquences immédiates sur le plan des maladies virales et bactériennes auxquelles l’animal est exposé.

 

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