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2. Equitation Amazone

En équitation, « monter en amazone » signifie chevaucher avec les deux jambes du même côté du cheval.

Une selle spéciale est utilisée. Elle est composée d'un seul étrier, à gauche normalement, à droite pour les princesses, et de deux fourches à gauche autour desquelles on enroule ses jambes, la gauche en dessous et la droite au-dessus.

Le mollet droit repose sur une avancée de cuir : le garde-jambe. Il existe différents types de selles d'amazone, à deux, trois voir quatre fourches, à fourches reversibles, ainsi que des bardettes amazone conçues pour les poneys, des surfaix d'amazone pour le spectacle… L'arçon de la selle d'amazone est différent de celui d'une selle à califourchon.

 

Au XVIe siècle on attribue à Catherine de Médicis (cf Biographie de Jean Orieux)l'introduction de la fourche supérieure de la selle d'amazone. Jusqu'à cette époque, les femmes montaient avec leurs jambes disposées d'un même côté du cheval et assises sur une selle nommée sambue, les pieds reposant sur une planchette. Cette assise instable leur interdisait d'autre allure que le pas.

L'innovation de Catherine de Médicis permit donc aux femmes de rester en selle quelle que soit l'allure du cheval, et par conséquent de suivre les chasses. Une seconde fourche supérieure, formant une sorte de berceau pour la cuisse droite apparue ensuite, ainsi qu'une sorte de rambarde à droite, l'assise de la cavalière restait encore fragile.

La selle d'amazone a ensuite été améliorée au XIX par Baucher et Pellier, avec l'ajout d'une fourche "basse" à gauche, qui renforce la solidité de la cavalière, pour aboutir aux selles modernes.

À cette époque, les écuyères de cirque rivalisent d'adresse et d'élégance dans les cirques, on citera par exemple Caroline Loyo, Adèle Drouin, Thérèse Renz, Blanche Allarty-Mollier, Elvira Guerra, Pauline Cuzent… C'est aussi en amazone que s'illustre l'impératrice Sissi par exemple.

 

Jusqu'au XXe siècle, les femmes continuèrent de monter presque toutes en amazone, leurs jupes les empêchant de monter à califourchon sans montrer leurs jambes. Une autre raison de la naissance de la monte en amazone vient de l'importance accordée à la virginité des femmes avant le mariage. En effet on a considéré pendant longtemps que la monte à califourchon pouvait provoquer une perte de la virginité par déchirement des tissus.

L'amazone est également le nom de la tenue portée par les cavalières, avec une veste très cintrée et une jupe très longue et large. L&a jupe d'amazone à la française comporte une découpe de sécurité pour qu'en cas de chute l'amazone ne reste pas coincée. On peut aussi utiliser le tablier anglais, plus court, utilisé en particulier pour l'équitation d'extérieur.

Aujourd'hui la monte en amazone est de nouveau en développement, en particulier en Angleterre, en France, mais aussi en Espagne et en Belgique. Il existe des associations de cavalières en amazone dans ces pays qui promeuvent la monte en amazone, qu'on appelle aussi « monte dans les fourches ». La monte en amazone ne constitue pas une discipline particulière en équitation, mais une façon différente de pratiquer les mêmes disciplines qu'à califourchon.

Les amazones sont ainsi bien représentées tant en dressage, saut d'obstacles, concours complets, spectacle, présentations historiques que vénerie ou équitation de travail.

En France, la Fédération française d'équitation a ouvert une Commission Amazone pour contribuer à développer l'enseignement (passage des galops, monitorat) et la pratique en concours, officiellement codifiée en 2006. Cette commission se décline en comités régionaux.

 

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