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11. Longer le cheval

Longer le cheval

En longe comme lors du travail monté, le positionnement et l’attitude du cavalier influe sur le comportement du cheval.

Supposons votre cheval sur un grand cercle (trait noir). Vous vous déplacez en parallèle sur un petit cercle (trait pointillé).
Vous vous positionnerez correctement en regardant l’épaule de votre cheval. Elle doit être votre point de repère. En la regardant, vous éviterez aussi d’attraper le tournis, ce qui est quasiment toujours le cas lorsqu’on apprend à longer.
Vous tenez la longe dans la main qui est du côté de la tête du cheval et le flot dans l’autre avec la chambrière. Elle est évidemment très légèrement tendue.

Dans la méthode classique, la chambrière (en rouge) est derrière vous, la pointe au sol et elle reste tranquille. Le cheval doit garder l’allure demandée à la voix sans être poussé. Cela s’apparente aux " contrats " de Véronique de Saint Vauldry… et puis, c’est moins fatiguant.

Si vous avez besoin d’un peu plus d’impulsion, vous faites une simple rotation du poignet qui ramène la chambrière en latéral. Le cheval, grâce à son champ de vision, perçoit très bien le mouvement. C’est l’équivalent d’une action de jambe, polie mais ferme.

Pour un jeune cheval qu’il faut encadrer plus clairement ou pour un cheval mou, on peut mettre la chambrière en avant (position rose clair). Le retournement de la chambrière se fait sans problème avec un peu d’habitude. Exercez-vous tout seul. Dans ce cas, la main de la longe vient brièvement aider en faisant attention de ne pas gêner le cheval.
L’agitation de la mèche de la chambrière est le stade ultime de cette escalade.
Cette action de la chambrière s’apparente à une leçon de jambes. Cela ne doit donc pas être un mode de fonctionnement permanent, sinon le cheval se blaserait complètement.

Comme à cheval, il est très important de faire dès que possible une " descente de jambes " c'est-à-dire de chercher à obtenir le même mouvement avec des aides de plus en plus discrètes pour finir par passer toute la séance avec une chambrière derrière vous, façon traîne de robe de mariée.

Position marche
Si vous souhaitez donner plus d’impulsion, vous pouvez bien sûr utiliser la chambrière mais il est parfois préférable de modifier sa position relative par rapport au cheval.

Dans ce cas, vous vous mettez à la hauteur des hanches. Vous noterez que ces repères ont l’avantage de permettre de travailler n’importe quel cheval du shire au toy pony. Simplement, avec les petits poneys, pour que votre positionnement soit suffisamment visible pour l’animal, vous serez vraisemblablement obligé de vous positionner un peu plus en arrière. A vous de voir comment réagit votre poney.

Attention de ne pas annuler avec une longe au contact insuffisamment moelleux, l’impulsion que vous créez par votre positionnement.

Petite remarque : avec un cheval bien mis à la longe, il est possible en soutenant légèrement la main de la longe et en se plaçant au niveau des hanches d’obtenir l’équivalent de ce qu’on obtient à cheval en mettant de l’impulsion et en résistant légèrement dans les mains : un cheval qui monte son dos, qui se cadence avec une allure plus élastique… mais évidemment, cela demande un peu de temps pour lui comme pour vous. Ainsi, un adulte peut obtenir d’un poney qu’il ne peut pas monter, un travail d’une qualité équivalente à celle qu’il obtiendrait s’il se transformait brutalement en Lilliputien.
Position " arrêt " Pour arrêter ou ralentir le cheval, vous pouvez utiliser bien sûr la voix ou l’action sur la longe. Mais il est aussi très important de modifier votre position par rapport à lui. Vous devez vous tenir à hauteur de sa tête. La chambrière peut rester derrière vous.

En phase d’apprentissage, une méthode qui marche parfois très bien pour faire comprendre au cheval ce que vous attendez de lui consiste à donner l’ordre d’arrêt en mettant la chambrière devant lui (évidemment, vu le rayon du cercle et la longueur de la chambrière, elle ne lui coupe pas la route mais le mouvement renforce ce que lui dit déjà votre position).

Évidemment, comme votre main est déjà occupée par la longe, c’est la main normale de la chambrière qui doit agir. Vous vous retrouvez donc avec les deux bras croisés. Le passage d’une position à l’autre est un peu délicat mais l’efficacité de la technique est telle que le jeu en vaut la chandelle.

Pour repartir, il vous suffira de décroiser calmement vos bras pour rediriger la chambrière vers les hanches puis chaque fois que c’est possible, la remettre pointe vers l’arrière.
Pour passer d’une position à l’autre (marche, neutre ou arrêt), le longeur fait de plus petits pas ou de plus grands. Il peut s’arrêter pendant un temps bref. Avec un cheval mis, les changements de positions peuvent se résumer en un simple transfert de poids du longeur.

Un petit exemple : arrêt, reculer, départ au trot.

Outre les ordres vocaux, à la demande d’arrêt le longeur s’immobilise. Il transfert son poids vers l’avant du cheval (position " arrêt " plus accentuée pour demander le reculer, puis il va transférer son poids sur l’autre pied avant même toute demande vocale pour indiquer que le reculer est fini et qu’on va repartir vers l’avant. Il se remet à marcher pour suivre le cheval au moment du démarrage au trot (sans le précéder évidemment).
Ainsi, le cheval est prévenu à l’instar des indications de l’assiette monté.

 

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