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9. Le Cornage du cheval

LE CORNAGE

Le cornage du cheval
On entend souvent parler du cornage, mais qu’est-ce que le cornage ? Il s’agit d’un bruit respiratoire anormal dû à une entrave au passage de l’air au cours des mouvements respiratoires. Cette affection peut être aiguë ou chronique. Dans le premier cas, il s’agit d’une affection des voies respiratoires (type angine ou bronchite)
 – lors de la guérison, il n’y aura donc plus de problème.
Dans le second cas, on peut noter une amélioration uniquement par acte chirurgicale. Je rappelle que le cornage chronique fait partie de l’un des sept vices rédhibitoires.
Le cornage peut avoir plusieurs origines. D’un point de vue général, le cornage peut être causé par une anomalie des cavités nasales (atrésie des choanes, tumeurs, déformation du septum nasal…) ou alors par une anomalie du larynx et du pharynx (hyperplasie lymphoïde folliculaire, déplacement dorsal du voile du palais, hémiplégie laryngée).
 
Nous allons nous concentrer sur l’hémiplégie laryngée car il s’agit d’une des anomalies les plus fréquentes des voies respiratoires supérieures (avec le déplacement dorsal du voile du palais).
 
Il s’agit d’une paralysie d’un des cartilages aryténoïdes du larynx due à une dégénérescence du nerf récurrent qui innerve le seul muscle dilatateur du larynx (crico-aryténoïdien). Vous entendrez souvent parler d’hémiplégie laryngée gauche car dans la majorité des cas la paralysie a lieu au niveau de la partie gauche du larynx
Attention, lors des endoscopies les images sont inversées, par conséquents une hémiplégie laryngée gauche se verra à droite sur ces images.


 
D’où vient-elle ?
Les causes de l’hémiplégie laryngée sont multiples et ne sont pas encore bien connues mais nous savons que toute cause de lésion de ce nerf récurrent peut engendrer le phénomène (par exemple toute maladie infectieuse du larynx comme une grippe, la présence de kyste ou d’une tumeur). Il semblerait par ailleurs qu’il y ait une prédisposition génétique.

Comment la diagnostiquer ?
Tout d’abord le cheval se montre intolérant à l’effort. Par ailleurs, lors d’un exercice on entend un bruit de sifflement caractéristique à l’inspiration dans le cas de l’hémiplégie laryngée. Il existe trois tests fonctionnels permettant de diagnostiquer une hémiplégie laryngée :
1. Le slap test : il sert à évaluer la mobilité des aryténoïdes. En pratique il se réalise en maintenant un doigt sur le processus musculaire d’un cartilage aryténoïde et en mesurant l’abduction réflexe et la contraction du muscle crico-aryténoïdien dorsal provoquées par une claque appliquée sur le garrot du coté opposé à l’aryténoïde palpé. Ce test est réalisé des deux côtés du larynx. Ce test n’est plus trop utilisé de nos jours étant donné qu’il nécessite une très grande expérience de la part du vétérinaire, d’où un nombre trop important d’erreur.
2. L’occlusion des naseaux ou le test au sac ou le test à la Lobéline. Ces tests permettent de mieux mettre en évidence un bruit respiratoire et de localiser son apparition dans le temps : inspiratoire et/ ou expiratoire, d’apprécier la dilatation des naseaux et l’absence de ronflements et de vibration du diverticule nasal et d’évaluer l’intensité du flux d’air inspiratoire et expiratoire au niveau de chaque naseau. Ils doivent être normalement équivalents.
3. Le test de déglutition, obtenu grâce à une endoscopique au repos. Ce test permet d’évaluer le fonctionnement des aryténoïdes, de déterminer si leurs mouvements sont symétriques et synchrones lors de la respiration au repos et si une abduction complète des deux aryténoïdes est obtenue immédiatement après une déglutition normale.
L’examen de choix pour confirmer le diagnostic est l’endoscopie. L’idéal est de réaliser cet examen pendant l’effort puisque cette affection se manifeste lors d’un exercice (seules certaines cliniques disposent d’un tapis roulant ou d’une endoscopie embarquée permettant cette réalisation), sinon l’examen se fait avant et après l’effort. Une endoscopie embarquée peut être intéressante; il s’agit de réaliser une endoscopie lorsque le cheval est monté dans les conditions habituelles du travail.
Quels sont les traitements ?
Dans le cas d’une paralysie du nerf récurrent (donc dans le cas d’une hémiplégie laryngée), celle-ci est définitive. Par conséquent, seul le traitement chirurgical est envisageable. Trois méthodes sont actuellement mises en œuvre. La première consiste à agrandir le passage de l’air et à éviter le collapsus des cordes vocales dans la lumière du larynx (ventriculocordectomie).
 
La deuxième, associée à la ventriculocordectomie présente un taux de réussite de 75% et consiste à placer une prothèse crico-aryténoïdienne (on parle alors de laryngoplastie) afin de remettre l’aryténoïde du côté atteint en abduction permanente. Et enfin, la dernière méthode est l’aryténoïdectomie (ablation des aryténoïdes), elle est utilisée généralement en cas d’échec des deux premières méthodes.
 
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