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2. La grande douve

LA GRANDE DOUVE

Grande Douve

Principaux parasites internes du cheval 

Fasciola hepatica, trématode responsable de la fasciolose, est un parasite du foie et des canaux biliaires occasionnellement rencontré chez le cheval. Très fréquente et très pathogène chez les ruminants, qui représentent une des sources principales de contamination des équidés, la fasciolose se traduit par des troubles cliniques relativement discrets chez le cheval.

Généralités
La fasciolose est une maladie parasitaire affectant plus particulièrement les ruminants et caractérisée par le développement dans les canaux biliaires et le tissu hépatique, de Trématodes de l'espèce Fasciola hepatica. 

- Espèces affectées:
Les ovins, et dans une moindre mesure les bovins sont les espèces les plus souvent atteintes. Cependant, la fasciolose peut se développer chez d'autres espèces animales comme les porcins, les équins, les léporidés, les ruminants sauvages et le ragondin. Elle peut, beaucoup plus rarement affecter les humains. 

- Répartition géographique:
Parasite cosmopolite rencontré très fréquemment dans toutes les zones tempérées d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud, et d'Afrique. La fasciolose est plus répandue dans les régions humides. Dans les climats tropicaux, d'autres espèces sont observées comme Fasciola gigantica, Fasciola huski. 

- Importance:
Chez les ruminants, la fasciolose revêt une grande importance sur le plan économique car elle provoque des retards de croissance, des baisses de la production lactée, des saisies à l'abattoir et parfois des mortalités. Chez le cheval son incidence est difficile à apprécier en l'absence d'études épidémiologiques précises, de la difficulté de son diagnostic ainsi que par une symptomatologie peu évocatrice.

Epidémiologie

- Epidémiologie analytique:
La fasciolose peut toucher tous les équidés quel que soit leur âge. Les ânes seraient plus réceptifs à la fasciolose mais présenteraient des signes cliniques plus discrets que ceux observés chez les chevaux. 

- Epidémiologie descriptive:
Les sources indirectes de parasites sont représentées les animaux parasités et plus particulièrement par les bovins et les ovins, ainsi que par l'existence de conditions climatiques et géomorphologiques favorables au développement des limnées. Les chevaux élevés sur des pâturages où des cas de fasciolose bovine ou ovine ont été observés ont beaucoup plus de chances de contracter cette parasitose. De même l'existence de zones humides ou la présence d'un sol calcaire sont des facteurs favorables au développement des limnées.

Il existe donc des zones ou des régions où les conditions de survie de ce parasite sont assurées et qui représentent un risque plus important pour la contamination des équidés.
 

Etude clinique

- Symptômes:
Des signes cliniques très variés peuvent être observés dans la mesure où les équidés ne représentent pas l'hôte habituel de la douve, et le fait que des localisations erratiques sont possibles. La sévérité des symptômes est également fonction du nombre d'adultes présents au niveau des canaux biliaires. Chez le cheval la fasciolose se traduit par un mauvais état général évoluant de façon sub-chronique, une baisse de forme, un poil piqué, des alternances de diarrhée et de constipation, des coliques légères. Dans les cas les plus sévères on peut observer de l'anémie, un subictère, un amaigrissement et un état de grande fatigue. 

- Lésions:
On peut noter une hypertrophie de la paroi des canaux biliaires avec présence des douves à l'intérieur. Le foie peut-être hypertrophié ou au contraire atrophié. Il présente des lésions de cirrhose avec fibrose du parenchyme hépatique provoquée par la migration de jeunes douves. 

- Diagnostic:
Le diagnostic clinique est pratiquement impossible car les symptômes observés ne sont pas pathognomoniques. La recherche des œufs par examen coproscopique donne souvent des résultats faussement négatifs dans la mesure où l'excrétion des œufs est très irrégulière et survient plus de 4 mois après le début de l'infestation par les adultes.
Le diagnostic se fera de préférence par la recherche d'anticorps en utilisant diverses méthodes: hémagglutination (vis-à-vis de l'antigène f2 de F. hepatica), ELISA (avec des antigènes extraits de F. hepatica) et immunofluorescence. Il est également possible de mettre en évidence les antigènes présents dans les fèces.

Méthodes de lutte

- Traitement anthelminthique:
Il n'existe pas de fasciolicides autorisés chez le cheval. Certaines des molécules utilisables chez les bovins sont parfois conseillées, mais sont utilisées sous la seule responsabilité du vétérinaire. Le closantel (à la dose de 10 mg/kg) et le triclabendazole (12 mg/kg) sont administrés par voie orale. Le nitroxinil ( à la dose de 10 mg/kg) est à injecter par voie sous-cutanée après dilution au 1/4 dans de l'eau pour préparation injectable. 

- Prophylaxie:
Il n'existe pas de moyens préventifs mais on peut éviter de faire pâturer les chevaux sur des prairies où des ruminants ont été ou sont infestés.

- Interventions dans le milieu:
Le drainage ou l'assèchement des mares réduit l'humidité du sol et les possibilités de survie des limnées. L'utilisation de mollusquicides (sulfate de cuivre, pentachlorophénate de sodium, etc.) ne permet pas un assainissement durable des pâturages et ces substances peuvent se montrer toxiques pour les chevaux. 

 

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