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38. Les Tares dures

Les tares dures

Les tares dures apparaissent principalement à la suite d'un trouble osseux, à un traumatisme répété, bien que certaines soient dues à une inflammation articulaire ou ligamentaire.

Les suros

Particulièrement fréquents, les suros se situent généralement au niveau de la face interne du canon des antérieurs. Ils sont dues à une inflammation osseuse. Tous les os sont recouvert d'une membrane assurant sa croissance en épaisseur : le périoste. En cas de traumatisme, cette membrane fabrique de l'os en excédent visible sous la peau.

Cette inflammation osseuse peut être provoquée par un défaut d'aplomb (chez les jeunes chevaux) ou une lésion à la suite d'un choc ou d'un travail mal adapté. Les suros sont généralement des tares bénignes qui n'ont aucune incidence sur la santé et la locomotion d'un cheval. Mais ils peuvent parfois gêner le libre passage d'un tendon, d'un ligament ou d'une articulation et donc provoquer des boiteries chroniques. C'est le cas lorsque le suros comprime le ligament suspenseur du boulet par exemple.

Les formes

 

Ces tares dures se localisent sur le paturon, la couronne et le talon. On les rencontre aussi bien sur les cartilages des phalanges des membres antérieures que postérieures. Elles sont dues elles aussi à des troubles osseux puisqu'un épaississement de l'os (cal osseux) vient se former sur un cartilage.

Les formes coronaires (de la couronne) sont provoquées par un traumatisme de l'insertion du tendon du muscle extenseur du doigt sur la troisième phalange. Les formes du paturon ont pour origine une inflammation osseuse ou articulaire. Enfin, les formes du talon apparaissent également à la suite d'une inflammation osseuse touchant les cartilages latéraux. Les formes touchent principalement les vieux chevaux.

Relativement bénignes, elles ne provoquent pas de boiterie, sauf en cas de fracture du cartilage. Néanmoins, il ne faut pas oublier que la perte d'élasticité des cartilages à la suite de leur ossification entraîne une diminution, voire une suppression, de leur capacité amortissante. L'appareil naviculaire du cheval se trouve donc exposé à des surcharges, ce qui peut provoquer à terme des boiteries.

Les osselets

 

Peu fréquentes, ces tares dures se localisent principalement au niveau des genoux et des boulets. Il s'agit de cals osseux, comme les suros. Les osselets apparaissent à la suite d'un choc ou d'une inflammation articulaire comme l'arthrose.

 

L'éparvin

 

Cette tare dure siège sur la face antéro-interne du jarret, au niveau des châtaignes. Elle touche souvent les deux jarrets à la fois. L'apparition d'un éparvin indique une affection dégénérative de l'articulation qui lie le jarret au canon (articulation tarso-métatarsienne). Une boiterie chronique difficile à soigner en résulte.

 

La courbe

 

Elle apparaît au-dessus de la localisation d'un éparvin, toujours sur la face antéro-interne du jarret. Moins fréquente que ce dernier, son traitement est relativement identique. La courbe est due à une dégénérescence de l'articulation du jarret, aboutissant à l'apparition d'un cal osseux.

 

Le jardon

 

Son origine et son traitement sont analogues à ceux de la courbe. La seule différence est que le jardon apparaît sur la face postéro-externe du jarret, sensiblement à la même hauteur que l'éparvin. Cette tare dure s'observe rarement.

 

La jarde

 

Cette tare dure touche la région postérieure du jarret. Elle ne résulte pas d'un trouble osseux, mais d'une inflammation du ligament. La jarde touche les chevaux avec des problèmes d'aplomb au niveau des jarrets. Une légère boiterie peut alors apparaître.

 

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