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41. Le Harper

LE HARPER

 

Le harper est une affection, observée depuis longtemps, mais cependant méconnue, quant à savoir d’où elle vient et comment elle se déclenche. C'est un syndrome de l’appareil locomoteur.

Présentation du Harper

Le harper peut se confondre avec d’autres affections :
  • l’accrochement intermitant de la rotule
  • le shivering,

qui sont aussi deux maladies nerveuses. Il n’y a pas de distinction de sexe ou de race dans le harper. Tous les chevaux peuvent être concernés par ce dysfonctionnement locomoteur.

Les signes du harper sont multiples. Le plus marquant est évidemment l’hyperflexion du jarret, jusqu’à ce que la face dorsale du boulet du postérieur vienne frapper l’abdomen du cheval à chaque foulée. Le harper ne peut toucher qu’un seul postérieur, ou les deux à la fois. Le repos et le froid peuvent aggraver les symptômes de la maladie. C’est pour cela qu’il est conseillé de laisser les chevaux qui harpent vivre à l’extérieur.

 

Les différentes formes du Harper

Il existe deux formes de harper. Le harper "classique"

 

Ce type de harper fait suite à un traumatisme de la partie latérale basse du jarret ou du haut du canon. D'après Jean-Luc Cadoré (professeur à l'école vétérinaire de Lyon), il peut résulter, soit d’un choc au niveau du métatarse, soit de l'évolution d'une arthropathie du jarret. Le harper classique est sporadique, c'est à dire qu'elle ne touche que quelques individus dans un groupe. C'est le harper le plus fréquent. Ses causes restent floues, voire inconnue .Outre la raison traumatique, les chercheurs ne savent pas vraiment comment le harper classique commence.

Seul un traitement chirurgical peut soigner en effectuant une ténectomie du tendon extenseur latéral du doigt. Sa résolution n’est pas immédiate. On peut également employer les ultrasons, bien que son étude n'est pas été poursuivi.

Le harper "australien"

 

Plus présent qu’on ne le pense, il a été décrit pour la première fois en 1848 en Australie, d'où son nom. De nombreuses études sont menées pour en décrypter l’origine. Parmi les hypothèses les plus avancées, celles d’une carence (en vitamine B notamment) ou d’un toxique (végétal) semblent les plus plausibles.

Le harper australien est une neuropathie périphérique et une atrophie neurogènique des muscles des tendons longs extenseurs et extenseur latéral du doigt et des muscles gastrocnémiens.

Un cheval souffrant de ce harper ne sait plus marcher car les muscles de ses membres postérieurs ne reçoivent plus correctement les commandes pour fonctionner. L’activité électrique des muscles est perturbée :

  • trop d’impulsions du cerveau, ce qui provoque des désordres nerveux
  • défauts d’innervation au niveau de la partie basse du jarret
Selon le niveau d'atteinte neurologique induite par le harper australien, - soit le cheval peut manifester une petite boiterie,
- soit il peut être totalement handicapé

 

Classification du harper

Il y a cinq grades situant la gravité du harper :
  • Hyperflexion quand le cheval recule, qu’il tourne ou qu'il est stressé.
  • Hyperflexion au démarrage au pas ou au trot, accentuée quand l’animal recule ou tourne court, ou quand le vétérinaire saisit un postérieur.
  • Hyperflexion modérée : tout au long du pas ou du trot, plus marquée quand le cheval démarre ou s'arrête ; il se désunit au petit galop ; le(s) postérieur(s) ne va(vont) pas toucher le ventre ; le reculer et les virages sont un peu difficiles.
  • Hyperflexion sévère : le(s) postérieur(s) va(vont) toucher le ventre de l’animal à toutes les allures, même à l'arrêt ; le trot, le reculer et les virages sont difficiles.
  • Le cheval ne peut se déplacer qu'en sautillant ; le(s) postérieur(s) reste(nt) hyperfléchi(s) plusieurs secondes de suite à l'arrêt.

 

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