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21.A. La Rhinopneumonie

RHINOPNEUMONIE

La rhinopneumonie :
 
Cette maladie complexe recouvre en fait un ensemble de troubles cliniques qui peuvent être provoqués par différents virus de la famille des herpèsvirus. Selon le ou les virus en cause, la rhinopneumonie se traduira par des troubles respiratoires, un avortement ou des manifestations nerveuses. Cette maladie est spécifique des équidés et ne peut se transmettre à d’autres espèces animales ou à l’homme.
Il s’agit d’une maladie contagieuse dont le virus se transmet d’un équidé à l’autre par voie respiratoire dans la majorité des cas. L’avorton, et tout ce qui a pu être souillé lors d’un poulinage peut également contribuer à la propagation du virus.
 
La particularité de ces virus est qu’ils peuvent rester très longtemps à l’état latent, persister souvent toute la vie dans l’organisme, et se réactiver suite à une autre maladie, un stress... Cela explique que le taux d’infection aux herpèsvirus est très élevé dans la population équine, et peut atteindre plus de 80% d’un effectif équin.
Le virus va d’abord se multiplier au niveau des muqueuses du nez, du pharynx et de la trachée, puis dans les ganglions lymphatiques correspondants. De là, les virus vont se répandre dans tout l’appareil respiratoire mais vont également pouvoir gagner d’autres organes comme l’utérus et/ou le système nerveux central. En fonction du virus en cause et de sa localisation, des signes cliniques très variés vont pouvoir se manifester.

Symptômes :
Les symptômes de la rhinopneumonie sont similaires à ceux provoqués par le virus de la grippe, c’est-à-dire : forte fièvre, toux, jetage d’abord clair, puis plus épais. Par contre, dans le cas des équidés adultes, ces symptômes sont souvent non détectés du fait de leur discrétion. Chez les poulains, ou les équidés âgés, des complications bactériennes peuvent conduire à des broncho-pneumonies ou à une chronicité de la maladie.
Les conséquences les plus graves concernent les juments en fin de gestation infectées par le virus EHV1. En effet, si la jument contracte la maladie pendant sa gestation, elle peut avorter spontanément en expulsant le foetus et le placenta.
Des complications nerveuses peuvent également apparaître une semaine environ après les symptômes respiratoires. Elles se manifestent par des troubles de la motricité et du comportement de l’animal.
 
Dans les cas les plus sévères, l’équidé peut devenir paralysé du train postérieur et prendre une position dite « en chien assis », ou même être atteint d’une paralysie plus généralisée entraînant un couchage permanent (pronostic extrêmement grave). Des séquelles peuvent persister après guérison en fonction de l’importance des lésions du cerveau ou de la moelle épinière.
Il n’existe pas de traitement contre les virus herpès des équins, et seules les infections secondaires et les complications peuvent être traitées.
 
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