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4. Laisser guérir la plaie

GUERIR LA PLAIE

De quelle manière allons-nous laisser guérir la plaie ?

La plaie peut cicatriser de 3 façons différentes :1. Par première intention 2. Par seconde intention 3. Par première intention «retardée» 1. Par première intention

La première intention est le mode de guérison des plaies récentes, peu contaminées, avec une vascularisation suffisante et où les bords de la plaie peuvent être rapprochés sans trop de tension vers le centre de la suture. Dans ce cas, il n’y a formation que du tissu de granulation et de l’épithélium nécessaires. Lorsque la plaie n’est pas infectée, il y a le plus souvent une guérison rapide avec une cicatrice réduite.

Les plaies chirurgicales sont naturellement le plus bel exemple de plaie qui guérissent en première intention. Une coupure ou une lacération peut aussi guérir en première intention, mais il y a différents facteurs qui peuvent perturber la première intention :

- Le niveau de contusions/dommage de la peau et des tissus sous-jacents - Le niveau d’infection de la plaie - L’orientation de la plaie (horizontale, verticale, oblique)

2. Par seconde intention
Ce n’est finalement rien d’autre qu’une «guérison par mère nature». Avec ce genre de cicatrisation, il faut essayer d’avoir le milieu le plus favorable possible afin de minimiser les complications. Les plaies compatibles avec ce type de cicatrisation sont : les plaies avec un déficit cutané trop important, les plaies trop contaminées et les plaies fermées par première intention ayant subi ensuite une déhiscence.

L’entièreté du déficit doit d’abord être comblé par du tissu de granulation avant que l’épithélialisation ne puisse débuter. La contraction de la plaie sera, si elle est possible, utile pour diminuer la plaie.

La formation du tissu de granulation joue un rôle très important dans la phase de réparation par seconde intention d’une plaie. Le tissu de granulation crée une surface permettant l’épithélialisation, forme une barrière contre l’infection et est nécessaire pour la contraction de la plaie.
 

3. La première intention retardée
Dans ce cas, la fermeture chirurgicale de la plaie est reportée jusqu’à 2 - 4 jours après la blessure, mais encore avant l’apparition du tissu de granulation.

Cela peut être indiqué dans les plaies contaminées où la fermeture immédiate serait probablement possible, mais où il y a un risque élevé de complications (infection, abcédation, saignement, formation de sérum).
Tous les matériaux nécrotiques ou étrangers doivent être retirés de la plaie et la plaie doit être le mieux possible rafraîchie et rincée. Ensuite, elle doit être placée sous bandage stérile.

Deux à 4 jours après disparition de l’oedème et des sécrétions infectées produites par la plaie, cette dernière doit être rafraîchie et suturée chirurgicalement.

Le bandage d’un membre dans un solide pansement stérile est très important, sinon les bords de la plaie pourraient ne plus être apposées l’un contre l’autre suite à l’oedème et à la rétraction. La fermeture de la plaie pendant ou après la formation du «lit du tissu de granulation» (aussi nommé par «seconde intention retardée») est parfois appliquée pour de vieilles plaies chroniques infectées.

Cette utilisation doit être réservée aux endroits où, après que le tissu de granulation se soit formé, il y a encore de la peau qui doit être «disséquée» afin de rendre l’apposition de la peau possible.

 

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