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5. Point important de traitement

TRAITEMENTS

Points importants à considérer lors du traitement des plaies chez le cheval :

1. Type de plaie ?

2. De quelle manière peut guérir une plaie ?

3. Quels facteurs ralentissent la guérison de la plaie ?

4. Allons nous suturer la plaie ou la laisser ouverte ?

5. Premiers soins lors du traitement des plaies ?

6. Traiter sur place ou référer ?

7. Techniques de traitement des plaies 8. Traitement du tissu de granulation
 

A. Le type de plaie

Ecorchure Une lésion superficielle de l’épiderme avec un saignement capillaire minimal et avec un peu d’exsudation de sérum ou plasma.

Contusion Saignement et lésion tissulaire en sous-cutané avec possibilité de petites lésions de l’épiderme (par exemple : lésion périorbitaire chez les chevaux en colique sévère).

Hématome Accumulation d’une grande quantité de sang sous la peau. Les hématomes peuvent se différencier facilement des oedèmes en appuyant sur le gonflement (signe du godet). En cas d’oedème, la trace du doigt persiste (signe du godet positif), ce qui n’est pas le cas pour les hématomes.

Plaie pénétrante Sont causées par un objet pointu qui a complètement pénétré la peau. La plaie cutanée est parfois ridiculement petite en comparaison aux dégâts possibles au niveau des structures plus profondes (tendon, os, articulation, gaine tendineuse, sinus).

Coupure Les bords de la plaie sont linéaires et nets (la plaie d’opération est une coupure), avec le minimum de contusions et d’effilochements des bords de la plaie. Elle peut être provoquée par des objets tranchants comme du verre, du métal ou des pierres acérées.

Lacérations (lacération = déchirement) Ce sont les plaies avec des dégâts et des effilochures des bords de la plaie plus ou moins graves. Il y a aussi parfois des lésions au niveau des structures plus profondes. Elles guérissent moins bien que les coupures suite à la nécrose des bords de la plaie. Les complications sont fréquentes suite à l’agression des structures plus profondes.

Brûlures Peuvent être causées par la chaleur (soleil, feu, autre), par le froid ou par des produits corrosifs. Le frottement (corde par ex.) peut aussi provoquer des brûlures.
 

La guérison des plaies La guérison des plaies se passe en 3 phases qui se chevauchent :
1. la phase inflammatoire et de débridement (démarcation tissulaire)

2. la phase de réparation (prolifération/granulation)

3. la phase de maturation (épithélialisation et rétraction de la plaie)
Toutes ces phases peuvent être influencées par différents facteurs qui peuvent influencer la vitesse de guérison de la plaie (souvent la ralentir). Ces trois phases de guérison ont lieu aussi bien avec une plaie suturée qu’avec une plaie non suturée, et aussi bien avec une plaie chirurgicale qu’avec une plaie non chirurgicale.
 

1. La phase inflammatoire et de débridement
Le sang et la fibrine remplissent la plaie. Ceux-ci limitent les pertes de sang futures et forment un réseau le long duquel les cellules comme les phagocytes peuvent migrer. Les phagocytes sont importants pour le débridement naturel de la plaie.

Lors de cette phase, les bactéries et les corps étrangers sont retirés. Les tissus «non viables» commencent à se différencier des tissus «viables».
 

2. La phase de réparation (prolifération/granulation)
Cette phase peut déjà commencer 12 heures après la lésion initiale mais peut ne pas démarrer, surtout si les caillots sanguins, les tissus nécrotiques et l’infection ne sont pas éliminés. Un bon apport sanguin à partir du tissu environnent est donc essentiel. Le tissu de granulation commence à se former 3 à 6 jours après la blessure.

Le tissu de granulation est nécessaire :

- Afin d’obtenir une belle plaie et ainsi que pour permettre une bonne épithélialisation

- Est nécessaire pour la contraction de la plaie

- Forme une barrière contre l’infection
 

3. La phase de maturation (épithélialisation et contraction de la plaie)

L’épithélialisation et la contraction sont 2 mécanismes qui ont pour but de diminuer la taille de la plaie. La contraction est le mécanisme par lequel les tissus environnant la plaie sont rétractés autour de la plaie afin de réduire le déficit tissulaire. La peau environnante doit pour cela présenter une mobilité suffisante.

Immédiatement après la création d’un déficit cutané, la plaie va s’agrandir par rétraction des tissus sous-jacents. Au niveau des membres du cheval, un tel «agrandissement» de la plaie peut durer 11 à 13 jours avant que celle-ci ne commence à diminuer par contraction de la plaie.

La contraction de la plaie s’arrête quand les bords de la plaie se rejoignent, quand la tension de la peau sous-jacente est aussi importante que la force de contraction de la plaie, et quand les myofibroblastes disparaissent.
 

La contraction de la plaie peut être ralentie par :

- L’administration de corticostéroïdes : lorsqu’ils sont administrés à forte dose par voie générale, ils retardent la formation du tissu de granulation et la contraction de la plaie. Ils empêchent la libération des enzymes qui sont nécessaires pour déclencher le processus inflammatoire.

Ils ralentissent la guérison de la plaie surtout si ils sont administrés avant la phase inflammatoire. Cet effet adverse des corticostéroïdes peut être limité par administration locale ou générale de Vit. A.

- Une infection, qui peut ralentir la contraction de la plaie

- La formation de tissu de granulation excessif. Cette dernière constitue essentiellement un problème dans la partie supérieure des membres du cheval.

L’épithélialisation est un processus très lent. Au niveau des membres, ce processus évolue à la vitesse maximale de 1 - 1.5 mm/10 jours. Pendant ce processus, les kératinocytes migrent vers le centre de la plaie. L’épithélialisation débutante est parfois déjà visible après 10 - 14 jours.

Ce nouvel épithélium est très fin et fragile. A mesure que le tissu fibreux sous-jacent au tissu de granulation se remodèle, cela renforce la cicatrice. Après 1 an, la cicatrice a regagné environ 80% de la résistance du tissu de départ.
 

L’épithélialisation est accélérée par :
- La chaleur : les pansements augmentent la température locale dans la plaie.

- Une oxygénation élevée des tissus : les bandages et les plâtres peuvent la diminuer.

- L’humidité : les bandages qui maintiennent la plaie humide accélèrent l’épithélialisation.

- Les plaies qui sont laissées à l’air libre sans bandage sèchent plus vite, ce qui peut ralentir l’épithélialisation.

- Le sulfadiazine d’argent (1% en solution aqueuse) a une activité anti-bactérienne importante, ce qui peut accélérer laguérison de la plaie. - L’insuline : 30 UI d’insuline dans 28 gr de nitrofurazone stimule l’épithélialisation, et ce principalement pour les plaies chroniques et infectées.
 

L’épithélialisation est à l’inverse ralentie par :
- Les infections

- La présence de tissu nécrotique

- La formation d’un séquestre osseux

- Un tissu de granulation excessif

 

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