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7. Comportement naturel (Ethologie)

Comportement Ethologique

Comportement naturel des chevaux (éthologie):

Le cheval : animal de proie:

Le cheval étant dans la nature un animal de proie, il a naturellement peur d'être mangé par les prédateurs, et s'inquiète donc de tout ce qu'il ne connaît pas ou de toute attitude qui s'apparente à un geste de prédation. Nous sommes naturellement des prédateurs et, nous avons souvent, inconsciemment des attitudes qui font penser au cheval que nous avons l'intention de le tuer pour le manger.

 

L'instinct grégaire :

Les chevaux vivent en troupeau (harde). Le troupeau assure une sécurité plus importante que celle d'un animal isolé qui doit seul faire face aux éventuels prédateurs. C'est pourquoi, les chevaux cherchent la compagnie des autres chevaux.

 

 

La hiérarchie :

La hiérarchie dans la harde permet le bon fonctionnement du groupe et la sélection naturelle des éléments les plus aptes à améliorer la continuité de la race.

La hiérarchie permet aussi d'assurer le confortdans le troupeau. Le dominé pouvant se reposer sur la vigilance du dominant, peut être plus serein et moins attentif aux éventuels prédateurs. Si danger, il y a, c'est le dominant qui donnera le signal de la fuite.

La hiérarchie est interactive et non linéaire, c'est à dire qu'un cheval A, dominé par B, peut très bien être dominant sur un autre cheval C, et que C peut être dominant sur B, et inversement.

- La dominance demande de l'expérience et qui dit expérience, dit expérimentation.

- L'expérimentation se fait par les jeux que les chevaux jouent entre eux.

- La matriarche est une jument, souvent plus âgée, qui dirige la harde et est acceptée comme une dominante par tous les autres membres de cette harde. C'est le leader du groupe.

L'étalon saillit les juments de la harde et veille sur la sécurité de son groupe. Il participe à l'éducation des poulains. C'est le garde du corps de ces dames mais c'est la matriarche qui dirige le harem.

 

L'instinct de fuite:

Au moindre signe inquiétant, les chevaux utilisent l'instinct de fuite.

Le "sauve qui peut", c'est à dire : "Fuyons d'abord et puis on verra ce qu'il y avait".

Si le cheval ne peut plus fuir parce qu'il est coincé, il va défendre sa vie en se battant dans un état de panique. (C'est l'instinct de conservation).

 

L'instinct de conservation :

Cet instinct va se manifester par le réflexe d'opposition, c'est à dire que le cheval va s'opposer et résister à toute pression s'exerçant sur une quelconque partie de son corps et bien plus encore sur les parties fragiles.

Par exemple : un cheval sait que si les dents d'un prédateur se resserrent sur le haut de sa nuque, il sera à la merci de ce prédateur et il va s'opposer à cela en jetant sa tète en arrière pour essayer de se dégager

 

L'instinct de survie :

Pour survivre le cheval doit s'alimenter. Pour cela il est constamment en quête de nourriture et comme c'est un herbivore avec un petit estomac, il doit ingurgiter beaucoup de nourriture fibreuse.

- Il passe en moyenne 60 % de son temps à se nourrir.

- Il est donc naturellement "gourmand".

- Il est aussi "paresseux" car, il doit économiser son énergie pour la fuite en cas de nécessité.

 

Langage:

Les chevaux doivent être discrets, et par conséquent, ils communiquent entre eux principalement par le langage corporel.C'est un langage universel et très précis.

Chaque mimique et chaque attitude du cheval indique aux autres chevaux ses intentions. Les chevaux hennissent uniquement quand leur interlocuteur n'est pas en mesure de capter leur langage corporel, ou dans certaines occasions pour affirmer leurs intentions, leurs inquiétudes ou leur satisfactions. Là aussi, le hennissement passe par toute une série d'intensités et de tons très variés en fonction du message.

 

Les sens:

Les sens des chevaux sont particulièrement développés. Très sensibles au touché, les chevaux sentent une mouchette sur leur poil. Ils ont l'ouïe très fine, le goût et l'odorant très développés.

La vue est très différente de la notre car leurs yeux, situés de part et d'autre, englobent un champ de vision de presque 360 ° avec seulement un angle mort infime devant et derrière. Ils compensent cet angle mort en tournant continuellement la tète de gauche à droite. C'est pourquoi les chevaux ne marchent pas droit. Leur vision nocturne est bien supérieure à la notre mais ils ont du mal à s'adapter aux variations brusques de lumière.

Le cheval curieux ou inquiet de quelque chose focalise sur cette chose en utilisant sa vision binoculaire. Autrement, chaque œil couvre un champ qui lui est propre

 

 

La mémoire :

La mémoire des chevaux est phénoménale. Ils n'oublient rien de ce que leur passé leur a fait découvrir. C'est le fruit de leur expérience qui leur permet de survivre.

- Les chevaux ne font pas de projets sur le long terme, cela ne leur étant pas nécessaire pour manger de l'herbe.

- Par contre, ils ont un pouvoir d'anticipation très développé sur le court terme.

- Là, c'est leur excellente mémoire qui leur permet de très vite comprendre qu'après telle situation, viendra une seconde, une troisième, etc.

 

L'expérience et l'éducation du poulain:

Le poulain va faire son expérience de cheval en apprenant des autres membres du troupeau les règles de la vie en société des chevaux. Il apprendra à respecter l'espace personnel des dominants, parfois à ses dépends, à se faire accepter par un compagnon et à s'imposer aux plus dominés.

Sa mère lui apprendra à trier ce qui est potentiellement dangereux pour sa survie mais aussi l'amour, la confiance et le respect. Mais maman est trop laxiste. Papa (l'étalon) est souvent plus sévère.

Si il ne respecte pas les règles, c'est la matriarche qui se chargera de le sanctionner en l'excluant pendant un moment hors du cercle de la harde.

Cette punition est très stressante pour le poulain qui, éloigné de la sécurité du groupe se sentira exposé aux prédateurs et fera amende honorable pour pouvoir réintégrer le groupe.

 

Cheval sauvage et cheval domestiqué:

Les chevaux sauvages sont "les fils du vent" et vivent sur de grands espaces. Ils n'est pas rare, que les chevaux sauvages parcourent des distances de 30 à 50 km par jour, afin de trouver leur nourriture quand celle ci se fait plus rare.

Les chevaux domestiqués vivent souvent dans des espaces confinés. Cela est contraire à leur nature et peut amener des problèmes comportementaux graves. Tics d'écurie, nervosité, agressivité, dépression sont des conséquences possibles de leur vie en captivité. Le manque d'espace, d'exercice, de contacts sociaux avec leurs congénères peut rendre les chevaux complètement névrosés.

 

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