un compteur gratuit pour votre site web

7. Force éducatrice

Force éducatrice

L’EQUITATION FORCE EDUCATRICE

Si l’Equitation est un excellent exercice physique, elle est de tous les sports celui qui développe le plus les qualités morales ; c’est ce point de vue que semblent oublier de nos jours beaucoup d’éducateurs, et pourtant il est d’importance !. Ont-ils donc oublié de prestigieux cavaliers-étendards que furent des Lyautey, des Bournazel ; des Foucauld, des Leclerc, et combien d’autre. Serait-ce un manque de bon sens ou un excès de jalousie qui leur ferait croire que le cheval n’était pour rien dans la formation de ces caractères exceptionnels ? Laissez-moi vous énumérer brièvement les multiples qualités que développe chez l’individu le seul fait d’être au contact du cheval « maître d’école ».
 

PSYCHOLOGIE.

Le cheval est un être vivant doué d’une personnalité c’est à dire d’un caractère essentiellement variable d’un sujet à l’autre. Celui qui veut, le comprendre ou s’en faire comprendre, doit connaître ou raisonner tous ses comportements : s’il existe des " Modes d’emploi du Cheval " aucun n’est valable si le cavalier n’y apporte pas de sentiment. Le cheval n’est pas une machine, le bon cavalier n’est pas un chauffeur. Le promeneur peut se contenter d’une psychologie élémentaire, le dresseur point !
 

COURAGE.

Le premier problème qui se pose au jeune cavalier est de vaincre sa peur, elle est instinctive. Il est merveilleux de voir combien elle s’amenuise avec le temps, combien l’effort fait pour la surmonter devient un besoin, un raffinement : n’est-ce pas le propre du cavalier de rechercher de plus en plus grandes difficultés, des chevaux plus délicats, des obstacles plus imposants ? Là, il coudoie l’alpiniste.
 

PATIENCE.

En Equitation rien ne peut se brusquer, se tenir à cheval demande un long apprentissage, dresser un cheval une longue patience. Si l’on veut aller trop vite, on sombre dans le désarroi et il faut revenir en arrière.
 

REFLEXE.

La personnalité du cheval reste entière quelque soit son dressage, il est toujours prêt à la manifester ; soumis à un bon cavalier qui sait lui en imposer, il retrouvera son indépendance avec un débutant, il en profitera pour jouer un bon tour ou pour ne rien faire. La science du cavalier est de sentir l’intention du cheval avant même qu’elle ne soit manifestée, à cheval plus qu’ailleurs, commander c’est prévoir. Il faut donc que tous les sens du cavalier soient en éveil, que ses réflexes soient immédiats. Il acquerra une sûreté de décision que seule l’escrime peut lui donner autrement, car là aussi il faut deviner son adversaire.
 

DIGNITE.

Il est un fait certain, qu’une simple coutume ne peut expliquer : celui qui monte à cheval se grandit moralement, il se crée des devoirs de loyauté et de respect de soi ; de loyauté parce qu’il doit en manifester envers son cheval pour être maître ; de respect de soi qui se révèle extérieurement par une tenue soignée et même une certaine élégance. Ne vous y trompez pas, ce n’est pas du snobisme mais de la considération pour un art qui en est un véritable et qui comme tous les arts nécessite une toujours plus grande esthétique. Voyez le plus humble cavalier, son désir sera d’améliorer petit à petit ses signes extérieurs, soyez sûr que son âme progresse parallèlement !
 

HUMILITE.

Peut-être aurais-je là beaucoup de détracteurs, car on reproche souvent aux cavaliers d’être poseurs et prétentieux. Certains le sont certes mais ne le sont-ils pas autant à pied qu’à cheval ? Ne montent-ils pas justement pour se faire voir de plus haut ? Ce sont des snobs à cheval et c’est tout ! Ils contribuent, hélas, à donner une idée fausse du vrai cavalier ; celui-ci ne cherche de satisfaction que dans la joie de se sentir progresser, d’avoir vaincu sa peur et son ignorance, d’avoir domestiqué ses réflexes et sa volonté ; plus il avance plus il voit d’obstacles à vaincre, il découvre des choses qu’il ignore ; il n’est jamais content de lui mais toujours conscient de son insuffisance. Et même, si un jour, il se croyait arriver au ciel, il y aura toujours le cheval pour le ramener à terre !
 

VOLONTE.

Le problème physique et psychologique que pose la pratique de l’Equitation est souvent assez déroutant pour un débutant. Il n’en viendra à bout que par un effort de volonté de tous les instants. J’ai souvent remarqué que celui qui progressait à cheval progressait aussi dans toutes les autres manifestations de son activité. L’Equitation a en plus de ces exigences qui, à priori, semblent bouleverser le bon sens ; les suivre devient alors un véritable acte de courage raisonné. Je n’en veux comme exemple que le plus spectaculaire : il faut lâcher un cheval qui se sauve car plus on tire dessus, plus il tire ! En bien d’autres circonstances, il faut vaincre ses instincts et les dompter.

Croyez-vous que celui qui aura su vaincre son cheval et se vaincre soi-même n’aura pas droit à un certain prestige qui fera de lui un entraîneur d’hommes ; croyez-vous que toutes ces qualités morales que le cheval lui a inculquées ne lui permettront pas d’aborder avec le même courage, le même allant, le même mépris du danger et de l’effort toutes les vicissitudes de la vie … et de la guerre … ?

 

images70.jpg

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.