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10. Le Gogue

Le Gogue

Selon le manuel FFE

Le gogue peut s'utiliser dans le travail monté ou dans le travail à pied, d'une manière fixe ou commandée, et a pour effet principal de fermeté l'angle tête encolure.

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Sur le dessin du manuel ci-dessus, le chanfrein est en deça de la verticale, le point le plus haut n'est pas la nuque. Quelques pages plus avant, dans le même manuel cette attitude est appelée "enfermée" ou "encapuchonnée" et fait partie des mauvaises attitudes.

 Le gogue trop court

Cette façon de régler le gogue empêche le cheval de se servir de son balancier tête-encolure dans les allures du pas et du galop, et le fige en contraction contre l'enrênement au trot.

  • à l'arrêt, il faut tirer sur la bouche et la tête pour le mettre en place
  • au pas, le cheval se cogne contre l'enrêment à chaque foulée. Il en résulte que le cheval est  perturbé dans sa locomotion, perd de l'aisance dans ses mouvements, réduit      l'accompagnement de son balancier (encolure) avec l'allure. Par la suite, il perd l'aisance des mouvements du corps et des membres dans le pire des cas.
  • le cheval est constament tendu sur et par le gogue, la main du cavalier ne fait rien, n'apprend rien, ne peut rien faire, même pas céder puisque le gogue restera en tension sans céder. La communication entre le cavalier et le cheval est impossible. La commissure des lèvres présente des plis donnés non pas par le réglage du montant du mors, mais par le serrage éxagéré du gogue.
  • au galop, il y a un risque de fauchage (oserais-je faire une comparaison avec un humain qui courrerait sans son balancier, c'est à dire avec les mains attachées ?)

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  • avantage : domination élémentaire rapidement obtenue, le plus souvent par l'emploi abusif d'un enrênement : palliatif et solution de facilité.
  • inconvénients :
    • retrait en arrière de la main, interprété par le cavalier pour de la légèreté.
    • le cheval ne s'appuie plus, le cavalier le croit en équilibre, mais il tombe sur les épaules.
    • le raccourcissement des brachiocéphaliques verrouille complètement le jeu des épaules.

Au total, fortement sur les épaules, et contrarié dans le mouvement en avant, le cheval risque de perdre son "perçant", de passer en arrière de la jambe, et éventuellement de devenir retif.

Selon Michel Henriquet

Le gogue doit être ajusté de façon progressive au cours du travail. L'objectif est de permettre au cheval de dérouler son encolure vers l'avant, à l'horizontale, et de remonter son dos.
Il est préconisé pour les chevaux qui ont une encolure renversée, un dos creux, ou qui sont victimes d'une équitation de compression.

Exemple : Contraction de la ligne du dessus d'un jeune cheval occasionnée par le poids du cavalier, relâchement des muscles de la ligne du dessous.

Cette attitude provoque l'élévation de la tête, l'ouverture de la nuque, l'effondrement du garrot, le creusement du dos, le désengagemement des postérieurs. A noter qu'un cheval distrait par un évènement extérieur adoptera aussi la même attitude, de façon momentanée, sans que cela lui soit néfaste.

Les règles à la longe

Le gogue doit être réglé de façon à ce que

  • la nuque soit à la hauteur du garrot au maximum
  • l'angle tête encolure soit ouvert

 

Le brachio-céphalique doit fléchir la nuque, et arrondir l'encolure en se raccourcissant : ce muscle tire le sommet de l'épaule vers la tête. Pour que ce soit possible, le splénius doit s'étirer.
L'angulaire de l'épaule et le ligament supérieur reliant la tête au sacrum soutiennent alors la base de l'encolure et arrondissent l'ensemble du rachis.
Les psoas et les abdominaux arrondissent le segment lombo-sacré en se raccourcissant : ils permettent l'engagement des postérieurs. Pour que ce soit possible, les ischio-spinaux doivent s'étirer.

 

Dans ces conditons (nuque à la hauteur du garrot, et angle tête-encolure ouvert), vous comprendrez également que si l'on règle le gogue comme sur le manuel de la FFE (voir plus haut), la nuque est à la bonne hauteur, mais la longueur ne permet pas une ouverture de l'angle tête encolure. De ce fait, à l'attache initiale, la position de la tête peut et doit être très variée, le gogue est simplement une indication et non une contrainte, afin que le cheval trouve la position en extension.

  • Il doit permettre le travail en extension aux trois allures et sur l'obstacle s'il est bien  reglé (pas trop court).
  • Il doit céder dès que le cheval cède (système de poulies)
  • Il doit assurer la permanence du contact de la main avec la bouche du cheval et non pas s'y substituer.

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Le gogue reste un outil de ré-éducation. Son utilisation doit être momentanée, et adaptée à un moment du dressage ou redressage d'un cheval. Elle ne peut être permanente.
Le gogue limite également les défenses liées à des douleurs dorsales, mais en aucun cas, ne les résoud.

 

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